dimanche 25 mai 2014

Un bouquet pour un dimanche 48

Le jardin croule sous le violet... avec quelques pointes roses, blanches ou jaunes pour l'égayer. Mais les ancolies, les aulx, les iris, les géraniums, les scabieuses, les juliennes sont tous violets ou mauves. C'est la vague de mai, juste avant les roses!
Pour ce bouquet, ce sont les alchémilles et les hémérocalles qui apportent la lumière, tandis que la pivoine donne par sa couleur la base du bouquet posé sur un pique-fleurs dans une céramique vert céladon, mi-vase, mi-coupe.

Hémérocalles, Géranium, ciboulettes, Grande Julienne, Alchémilles, ciboulettes et pivoine
Le parfum de l'hémérocalle rappelle le narcisse avec une pointe d'amertume, comme le lys... Il suffit à lui seul pour ce bouquet, les autres fleurs ayant des parfums fort discrets.


La pluie étant annoncée, je n'ai pas eu de regrets de couper la pivoine déjà bien épanouie : elle n'aurait pas tenu un orage supplémentaire!

Bon dimanche à tous!

vendredi 16 mai 2014

Deux départs...

Tristes départs cette semaine... La petite ville médiévale de Gruyères vient de perdre deux sculpteurs amis qui ont marqué le château et la ville de leur empreinte.



Hans Ruedi Giger est parti le premier. Ce sculpteur, peintre, visionnaire, est le papa d'Alien qui lui valut un Oscar en 1980, et aussi  l'admiration de tous les adolescents  fascinés par ses étranges créatures biomécaniques...


Il a ouvert un musée à Gruyère, qui regroupe une  partie de sa fabuleuse production et ses collections surréalistes. Pour atteindre le château, il faut passer entre le musée et le bar qui recrée le monde fantastique de H.R. Giger.... Peu après son ouverture, je l'avais découvert avec surprise, et je m'étais beaucoup amusée de boire un café dans un décor complètement fou, peuplé de chaises squelettes, de murs de têtes de bébés clonés, en compagnie de quelques vieux messieurs  du home mitoyen qui venaient boire leur coup de blanc, comme dans n'importe quel autre bistro de village!


Inquiétant, beau, surréaliste, futuriste, fou... tous les qualificatifs ont été usés pour décrire son oeuvre gigantesque.



Beaucoup moins connu, moins "scandaleux", mais tout aussi fantastique, Patrick Woodroffe  dont vous trouvez l'histoire avec le Château de Gruyère sous son nom. Je vous invite à parcourir son site, j'en suis à chaque fois émerveillée, comme à la lecture d'un conte pour enfants. Il vient de partir, lui aussi, pour parcourir d'autres pays enchantés...


La plénitude de ces visages, comme une idée du bonheur...


Le côté diabolique, lubrique et ludique...


sont représentés sur deux médaillons apposés sur les murs du château.

Un Alien et un Lutin, deux personnages sont partis, laissant derrière eux de quoi faire rêver - encore!

mercredi 7 mai 2014

Singapour / 4

Les jardins : voilà de quoi me convaincre d'un voyage sous un climat exotique! Et Singapour ne m'a pas déçue! Je vous ai déjà dit la surprise de voir cette ville immense être pensée comme un jardin - ou comme une avancée dans la jungle... En une semaine, impossible de tous les voir tous ses jardins comme j'aime le faire, pas à pas, en détaillant les paysages créés et les plantes, en découvrant des merveilles végétales inconnues, ou en me remémorant d'autres voyages, d'autres séjours, qui surgissent à la vision de certaines fleurs ou de certains arbres, à l'instar de cette fleur de Thundbergia dont la liane entourait la terrasse de ma maison sahélienne...

Thundbergia (non déterminée)
Il a fallu faire un choix. Or s'il faut voir un jardin à Singapour, c'est sans conteste le monumental "Gardens by the bay", situé comme son nom l'indique en bordure de mer, à quelques centaines de mètres à peine de la city. Deux serres énormes - dont l'une était fermée lors de notre passage - et des arbres structures destinés à accueillir, outre les plantes qui partent à leur assaut, la micro faune et les oiseaux...


Quelle surprise de voir qu'une serre abritait la flore méditerranéenne! Je n'avais pas imaginé, bloquée dans mon idée de serre tropicale, que cette flore était la curiosité exotique sous ce climat singapourien! Des oliviers centenaires - bien sûr - de la lavande. des géraniums, et une exposition de roses, avec comme thème la Guerre des Roses. C'était le côté "attraction" du parc, pas celui qui m'a le plus intéressée...


Sous ce dôme splendide, les gens semblent bien petits et la collection de palmiers est tout à son aise. Plus loin d'ailleurs, une collection de baobabs et d'arbres bouteilles a trouvé sa place dans un air à peine climatisé... Emotion végétale, certes, mais architecturale aussi!


A travers la verrière, d'autres prouesses, avec ce bâtiment fort connu dont le toit réunit les trois tours en un immense jardin...


Les grands arbres métalliques eux sont à l'extérieur et les épiphytes et les lianes colonisent lentement mais sûrement leur structure. Spectacle extraordinaire et grandiose, paysage pour géants... un autre monde!


Nous avons choisi, le jour suivant, de visiter le Parc des oiseaux, ¨le Jurong Bird Park. Dans un quartier industriel gagné sur la mer, encore un parc de verdure énorme, comprenant des immenses volières, des étangs, des forêts! La collection d'Heliconia qui m'intéressait n'était pas en fleur - mauvaise saison! - mais j'ai quand même pu me faire plaisir!


Les oiseaux, bien sûr, sont en captivité et en liberté dans ce parc qui cède encore plus à l'attraction que les Gardens by the bay - mais la pluie a su chasser les foules vers les buvettes et autres abris, nous permettant de déambuler à notre aise!

Aras bleus
A la cascade - sous filets - nous avions l'impression d'être perdus dans quelque jungle, et nous avons pu écouter le chant des oiseaux qui saluait la ixième averse de la journée comme si c'était la première. C'était un moment magique... Une multitude d'oiseaux habite dans ces fourrés - canards ou passereaux - et l'impression d'être loin de toute civilisation en était renforcée! Un intermède qui doit être très apprécié dans la ville gigantesque!


Nous avons passé une journée à déambuler dans ce jardin "habité", et nous ne sommes revenus sur nos pas qu'une fois la pluie passée et les pieds fatigués!

Tantale ibis
Un dernier regard à cet échassier  étonnant - et à ses admirateurs - et nous avons retrouvé la circulation de fin d'après-midi et ses embouteillages.
Singapour n'avait pas failli à sa réputation de ville verte!

Ainsi se termine les quatre billets que je consacre à ce voyage très court - mais très dépaysant. Certes, je suis bien consciente de n'avoir en une semaine qu'à peine effleuré le sujet... Mais si je n'ai pas "tout vu", j'aime à penser que je pourrai y revenir et y trouver d'autres centres d'intérêts : architecture - toujours et encore, tant les immeubles sont audacieux et beaux - art et musique, dont je n'ai rien vu, ni rien entendu - les temples, les musées, les quartiers périphériques, et évidemment, la vie quotidienne des gens dont ma condition de touriste ne m'a laissé entrevoir que quelques facettes.


samedi 3 mai 2014

Un bouquet pour un dimanche 47

Une semaine pluvieuse, et pourtant les fleurs résistent... 7°C samedi, toute la journée! Où est passé le bel avril qui ressemblait si fort à l'été? J'ai cueilli ces fleurs sous la pluie et dans le vent, clopin-clopant...


Du lilas, encore, et une boule de la viorne blanche pour le parfum, soutenus par les ibéris  et les feuilles d'alchémille. Le jaune, pour la lumière avec les renoncules du talus de ma voisine et les pointes des spirées Goldflame, trois tulipes Queens of the night, et trois tulipes Spring time, quelques branches d'euphorbe pourpre et feuilles d'iris nain...


Une opulence qui sait bien au vase topaze  à facettes parfait pour soutenir les gros bouquets.
Pardon pour la lumière, mais il fait vraiment très gris! Je vous souhaite quand même un

Bon dimanche à tous !

jeudi 1 mai 2014

Pour vous

Pour partager l'allégresse d'un matin festif et parfumé, pour vous, quelques brins de bonheur...


Qu'ils ne fassent pas mentir leur réputation et vous apportent à vous aussi le bonheur!

Tous les arbres...

... ne sont pas verts et conifères pour la Noël! Ce bouleau en habit de fête a su tromper sa solitude dans le matin givré. ...